La Méthodologie Agilateur : Le protocole OAC
En 18 ans de métier, j’ai constaté qu’un diagnostic échoue dès lors qu’il se déconnecte de la réalité opérationnelle. C’est pour pallier ce risque que j’ai formalisé la méthode OAC. Ce n’est pas un outil théorique, c’est une démarche de terrain conçue pour les dirigeants qui refusent l’approximation.
1. Observation : L’immersion (Le temps du recul)
Tout commence par une phase d’écoute active. Je ne sollicite pas de rapports pré-formatés qui masquent souvent la réalité.
- Audit de l’existant : Je m’immerge dans votre structure pour comprendre vos processus réels, pas ceux qui sont écrits sur le papier.
- Analyse des signaux faibles : J’identifie les tensions dans les équipes, les inefficacités cachées dans la production et les opportunités que votre « nez dans le guidon » vous empêche de voir.
- Entretiens qualitatifs : Je rencontre vos collaborateurs et partenaires clés pour capter la culture réelle de votre entreprise.
2. Analyse : La confrontation (Le temps de la vérité)
Une fois les faits collectés, je les confronte à votre vision et aux réalités du marché.
- Neutralité radicale : En tant que consultant extérieur, je suis le miroir de votre structure. Je nomme les blocages, même (et surtout) ceux dont on n’ose pas parler en interne.
- Benchmarking sectoriel : J’utilise l’expérience acquise avec mes partenaires (UIMM, Open People Factory, Teamway) pour situer votre performance. Votre structure est-elle agile ? Est-elle prête pour les défis de demain ?
- Identification des leviers : Nous isolons ce qui génère de la valeur de ce qui consomme inutilement vos ressources.
3. Conceptualisation : L’action (Le temps de la stratégie)
Le diagnostic ne vaut que par ce qu’il permet de décider. Cette étape transforme le constat en une feuille de route actionnable.
- Priorisation opérationnelle : On ne peut pas tout changer en même temps. Nous définissons ensemble les chantiers prioritaires à 30, 60 et 90 jours.
- Transfert de compétence : Conformément à mon rôle de formateur, je vous transmets les clés de lecture utilisées. Mon but n’est pas de vous tenir la main, mais de vous rendre capable de piloter votre stratégie avec acuité.
- Plan d’action « Agile » : Le livrable final est un outil de pilotage vivant, pas un rapport dormant. C’est un guide pour vos prochaines prises de décisions, incluant vos enjeux de transmission ou de transformation (RPMS, retraite agile).
Pourquoi cette méthode fonctionne ?
Elle est durable : Elle prépare votre structure à être autonome, robuste et prête pour les évolutions future
Elle est humaine : Elle refuse le formatage imposé par les outils d’IA et les méthodes de consultant en « cost-killing ».
Elle est locale : Elle s’adapte aux spécificités du tissu économique de chaque entreprise dans son environnement local

Les éléments techniques
Evaluation du positionnement stratégique
a) Segmentation stratégique : identification des Domaines d’Activité (DA)
b) Identification des FCS (Facteurs-Clés de Succès) par DA
c) Réalisation du PESTEL
d) Evaluation de l’Attractivité de chaque DA
e) Evaluation de la position concurrentielle (Compétitivité) de l’entreprise sur chaque DAS
f) Positionnement stratégique : évaluation de l’équilibre du portefeuille d’activités

Evaluation du positionnement stratégique
Cette étape doit permettre de faire :
a) Segmentation stratégique : identification des Domaines d’Activité (DA)
b) Identification des FCS (Facteurs-Clés de Succès) par DA
c) Réalisation du PESTEL
d) Evaluation de l’Attractivité de chaque DA
e) Evaluation de la position concurrentielle (Compétitivité) de l’entreprise sur chaque DAS
f) Positionnement stratégique : évaluation de l’équilibre du portefeuille d’activités

Les domaines d’activité stratégiques :
a) identification des Domaines d’Activités (DA)


b. Identification des FCS (Facteurs-Clés de Succès) par domaine d’activité (DA)

La segmentation stratégique
a définition du ou des métiers de l’entreprise
b Détermination du couple Activités / Marché pour chaque DAS
c Deuxième approche (complémentaire ou pas) le Triaxe Inspirée d’un modèle proposé par Derek ABELL,
la première démarche suggérée permet d’appréhender les facteurs clés de succès d’un domaine au terme de trois questions successives :
- Quels clients faut-il cibler et quelles sont leurs attentes ?
- Quelle offre (produits, services) faut-il alors leur proposer ?
- Comment capter les clients cibles et construire l’offre susceptible de les satisfaire ?
- Quelle offre (produits, services) faut-il alors leur proposer ?
Il s’agit de ne pas confondre ici la stratégie et le marketing



Réalisation du PESTEL
L’analyse PESTEL est un outil d’analyse stratégique qui permet à l’entreprise d’identifier et de mesurer les éléments susceptibles d’impacter son activité et son développement. Le modèle PESTEL s’articule autour de ces 6 composants :
P pour Politique : ensemble des décisions prises par les gouvernements (politique fiscale, commerce extérieur…) ;
E pour Économique : ensemble des facteurs qui impactent le pouvoir d’achat et le comportement des consommateurs (revenu disponible, chômage, taux d’intérêt…) ;
S pour Sociologique : ensemble des caractéristiques sociales influençant le pouvoir d’achat (démographie, niveau d’éducation, répartition des revenus, attitude de loisir et de travail, mobilité sociale…)
T pour Technologique : ensemble des nouveautés technologiques susceptibles de perturber le marché (dépenses publiques de recherche et développement, nouveaux brevets, découvertes…) ;
E pour Environnemental : ensemble des facteurs liés à l’environnement influençant la manière d’exercer l’activité (traitement des déchets, émission de pollution…) ;L pour Légal : ensemble des lois et des règlements impactant le cadre légal dans lequel évolue l’entreprise.
Le dirigeant ne doit pas forcément accorder le même degré d’importance à chacun des 6 composants de l’outil. Cela dépend notamment du secteur d’activité de l’entreprise et de son appréciation quant à l’importance de chaque composant.
Evaluation de l’Attractivité de chaque DAS
propose à ce niveau d’apprécier l’attractivité intrinsèque d’un domaine d’activités. L’attractivité intrinsèque doit être comprise comme l’aptitude d’un domaine d’activités à secréter des résultats financiers (profitabilité) pour toute entreprise qui s’y situe, dès lors qu’elle maîtrise bien sûr les facteurs clés de succès requis.
Il s’agit là d’une approche sensiblement différente de celle de Mac Kinsey qui propose un concept d’attractivité ou d’attrait qui intègre les éléments du cadre de référence de l’entreprise.

Il convient cependant de pondérer l’appréciation en intégrant les concepts suggérés par l’approche de Michael PORTER. Il faut s’intéresser ainsi :
- à l’intensité concurrentielle qui réduit l’attractivité d’un domaine quand la compétition se manifeste par des ristournes sans fin qui pénalisent les résultats financiers des compétiteurs ;
- aux barrières à l’entrée qui protègent les compétiteurs du domaine de l’éventuelle irruption de nouveaux entrants ;
- aux risques de substituts qui pourraient rendre obsolètes les investissements actuels des compétiteurs ;
- au pouvoir de négociation des clients et des fournisseurs qui profitent de leur position dominante pour absorber à leur seul avantage la valeur ajoutée du domaine considéré.
Comme le suggère enfin la démarche marketing, l’identification des variables clés de l’environnement, domaine par domaine, de leur évolution et de leur impact demain sur les facteurs d’attractivité intrinsèque des domaines d’activités (taux de croissance prévisible du marché et des critères de PORTER) peut s’effectuer à partir d’une observation attentive :
- de l’univers de la demande, en considérant les attentes des clients et tout ce qui peut infléchir ces attentes,
- de l’univers de l’offre, en sachant identifier les signes qui annoncent une modification du jeu concurrentiel (concentrations, alliances, nouveaux entrants, modification de la stratégie des compétiteurs),
- de l’univers des influences dans sa dimension sociologique (nouveaux styles de vie), économique (risques d’inflation ou de récession), écologique, politique ou technologique (innovations attendues)


Evaluation de la position concurrentielle (Compétitivité) de l’entreprise sur chaque DAS
A ce stade de l’étude, il s’agit de répondre à la question fondamentale suivante :
L’entreprise est-elle mieux ou moins bien placée que ses concurrents les plus menaçants dans les domaines considérés ?


Positionnement stratégique : évaluation de l’équilibre du portefeuille d’activités
A cet effet, il convient de choisir une des matrices traditionnelles d’analyse stratégique (BCG, Mac Kinsey, A. de Little), qui toutes, combinent Attractivité et Position Concurrentielle.


Rendu d’un rapport avec projet de plan d’actions
Une stratégie ne crée aucune valeur tant qu’elle reste dans un document ou dans l’esprit de ses concepteurs. C’est son exécution qui transforme les intentions en résultats, les ambitions en performances et les projets en succès durables.
La performance d’une entreprise ne dépend pas uniquement de la qualité de sa réflexion stratégique. Elle dépend avant tout de sa capacité à transformer ses orientations en actions cohérentes, mobilisatrices et mesurables. Le diagnostic stratégique doit ainsi déboucher sur une feuille de route opérationnelle permettant d’engager rapidement la transformation souhaitée.